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Le bien-être des salariés : un atout pour l’entreprise

Pourquoi le bien-être des salariés est-il important ? Vous me direz : ils sont au travail, pas en vacances ! Et bien détrompez-vous. L’épanouissement de vos collaborateurs dans le cadre de leur travail est primordial. D’une part, c’est un véritable vecteur de performance et d’efficacité qui augmente la productivité (c’est prouvé !). D’autre part, c’est un indicateur de management très révélateur et qui permet de vous auto-évaluer. En effet, un salarié qui croit au produit, à sa fonction dans l’entreprise, qui fait confiance à son supérieur va s’impliquer personnellement dans votre business. Il va se fidéliser et devenir un véritable ambassadeur de votre marque. Voici quelques solutions pour optimiser le bien-être de vos salariés au travail.

Valoriser par la formation

Si vous recrutez un collaborateur sur CV pour son expérience et ses compétences acquises, il est néanmoins nécessaire de prendre le temps de le former ; non seulement sur les spécificités du poste qu’il va occuper, mais il est également important de lui permettre d’évoluer, d’approfondir ses connaissances par des formations internes.

Si cela vous paraît coûteux et chronophage, nous vous rappelons que toutes les entreprises cotisent pour la formation professionnelle continue. Chaque salarié dispose d’un Compte Personnel de Formation (CFP), et si vous y consacrez du temps en amont, cela vous permettra à l’avenir de gagner en productivité et en efficacité. Vous n’avez plus d’excuses !

Développer l’autonomie

Les employés apprécient peu d’être pistés en permanence, mais encore moins d’être livrés à eux-mêmes. Il faut donc mettre à leur disposition tous les outils nécessaires à la réalisation de leurs missions. S’il est bon de rester à l’écoute, l’objectif à terme est qu’ils soient autonomes. Cela passe notamment par la standardisation des process internes, la création de tutoriels, de supports de guidage et d’assistance pour qu’ils aient tous accès aux mêmes méthodes de travail et puissent trouver les réponses par eux-mêmes.

Optimiser les conditions de travail

Ne soyons pas hypocrites, on ne travaille pas pour la gloire. Si on se lève chaque matin, c’est pour gagner un salaire, pour partir en vacances, pour se réaliser et être reconnu comme un membre de l’entreprise et de la société à part entière. Des salariés sous-payés, surmenés, stressés, en danger ou en mauvaise santé vont favoriser l’apparition des risques psychosociaux (RPS) dans votre établissement et altérer vos performances à moyen terme. Il est important pour chacun – pour le patron aussi – d’avoir du temps libre, une vie privée et suffisamment de revenus pour en profiter. Pensez également à tout mettre en œuvre pour protéger la santé de vos collaborateurs et assurer leur sécurité. C’est d’ailleurs une obligation légale !

Utiliser le neuro-management

Décomposons d’abord ce mot barbare : « neuro » ramène au cerveau et « management » à l’accompagnement. Cette méthode fait de plus en plus ses preuves dans les entreprises et consiste à tenir compte des mécanismes du cerveau, le nôtre et celui des autres.

En rationnalisant les professions sur des bases mathématiques ou économiques, on ne prend pas en compte la réalité des capacités de notre matière grise, et notamment les émotions.

Il s’agit donc d’utiliser des méthodes neuroergonomiques (adaptées aux capacités cérébrales) dans votre management pour favoriser la motivation (personnalisation, confiance, récompenses), la valorisation (félicitations, soutien, promotions) et la transmission (communication, clarté, formation), tout en éliminant les démotivateurs (découragement, stress, pression, peur). En effet, un management dictatorial ne permet pas d’obtenir des salariés ce que l’on attend d’eux, c’est-à-dire être efficace.

Les méthodes qui ont déjà fait leurs preuves

L’épanouissement personnel et professionnel passe aussi et surtout par l’hygiène de vie, manger sainement, bien dormir, s’entretenir… Par exemple, il est bien connu qu’une sieste de 20 minutes après le déjeuner permet au corps et à l’esprit de récupérer et de gagner en concentration. Plusieurs grandes entreprises mettent à disposition des employés des équipements sportifs et prennent en charge des heures de sport sur le temps de travail. D’autres mettent un point d’honneur à ce qu’il règne une bonne ambiance au bureau et une vraie cohésion d’équipe en organisant régulièrement des team buildings, des ateliers bien-être, ou en ouvrant des salles de créativité ou encore des salles de silence. On voit même apparaître des « happiness managers ». Leur rôle ? Veiller à ce que chacun soit heureux au travail. Le job de rêve quoi !

Si tout cela demande a priori des aménagements et des investissements au départ, la productivité et la rentabilité s’en font vite ressentir et apporte une dimension humaine à l’image de l’entreprise.

On comprend donc qu’il est important de considérer les salariés comme des êtres sensibles et imparfaits, et non comme des machines. On est obnubilé par le « coût » qu’un salarié représente mais on oublie qu’il est avant tout une ressource humaine, au sens propre du terme.

Il existe une définition officielle fournie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui considère le bien-être au travail comme  » un état d’esprit caractérisé par une harmonie satisfaisante entre d’un côté les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur et de l’autre les contraintes et les possibilités du milieu de travail « .

Vous l’aurez compris, le bien-être des salariés dans l’entreprise n’est pas qu’une question de Code du Travail, mais c’est surtout une question de bon sens et d’humanité.

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